Les différents types de traitements

Après le traitement du cancer du sein, quel suivi?

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La manière dont vous vous sentez après le traitement du cancer du sein peut dépendre en grande partie du type de traitement subi et peut varier d'une femme à l'autre pour un même traitement. Quel que soit le traitement, il est très important de faire un suivi minutieux.

Radiothérapie externe

Une radiothérapie avant la reconstruction peut compromettre les chances de réussite de l’intervention chez certaines femmes. Il est important d'aborder ce sujet avec votre médecin au moment de décider du traitement.

Les effets secondaires les plus courants et les moins persistants d’une radiothérapie externe sont les suivants:

    • Seins lourds et gonflés OU seins plus petits et plus fermes
    • Fatigue générale et léthargie
    • Coloration de la peau (coup de soleil) dans la zone traitée qui s’estompera généralement en 6 à 12 mois

Lorsque le rayonnement est dirigé vers les ganglions lymphatiques axillaires, il peut entraîner un lymphœdème ou gonflement du bras en raison d’une accumulation de liquide. Si vous ressentez un gonflement ou une sensation de serrement dans le bras ou la main du côté qui a été soumis à la radiothérapie, signalez-le à votre médecin ou à votre infirmière dès que possible.

Une très rare complication de la radiothérapie est l’apparition d’un autre cancer appelé hémangiosarcome qui survient généralement 5 à 10 ans après la radiothérapie.
Effets secondaires de la radiothérapie : à quoi s’attendre

Chimiothérapie

Les médicaments de la chimiothérapie s’attaquent aux cellules à division rapide. Alors que les cellules cancéreuses ont bien cette propriété, d'autres cellules de l'organisme, notamment celles de la moelle osseuse, du revêtement interne de la bouche et des intestins et les follicules pileux, se divisent rapidement elles aussi. Étant donné que les médicaments de la chimiothérapie ne font aucune différence entre ces divers types de cellules et notamment entre les cellules cancéreuses et les cellules saines, toutes sont susceptibles d’être touchées par le traitement.

En général, les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent du type de médicament, de la quantité administrée et de la durée du traitement ; ils peuvent également beaucoup varier d’une personne à l’autre. Selon l’Institut National du Cancer, parmi les effets secondaires les plus courants, on peut trouver :

    • la chute de cheveux
    • des plaies au niveau de la bouche
    • une perte d'appétit
    • des nausées et des vomissements
    • une sensibilité accrue aux infections (due à une diminution des globules blancs dans le sang)
    • une propension aux ecchymoses ou aux saignements (due à une diminution du taux de plaquettes dans le sang)
    • une fatigue (due à une diminution des globules rouges dans le sang et pour d’autres raisons)

Alors que l’intensité des effets secondaires peut varier, ils sont de courte durée et disparaissent à la fin du traitement. Votre médecin peut vous prescrire des médicaments pour en minimiser l’impact dans votre vie quotidienne.

Certains effets secondaires de la chimiothérapie persistent plus longtemps et sont même, dans certains cas, permanents. Les femmes plus jeunes peuvent devenir ménopausées et stériles, ce qui entraîne aussi rapidement une perte de masse osseuse pouvant amener à l’ostéoporose Il existe des traitements préventifs, mais plus la femme pré-ménopausée est âgée au moment de la chimiothérapie, plus elle est susceptible de subir cet effet secondaire permanent.

De même, il ne faut pas considérer la chimiothérapie comme une méthode contraceptive. Une grossesse initiée sous chimiothérapie peut entraîner des anomalies congénitales chez l’enfant et retarder votre propre traitement. Discutez de vos options contraceptives avec votre médecin.

Les autres effets secondaires possibles sont les suivants
    • Neuropathie : lésions nerveuses hors du cerveau et de la moelle épinière qui peuvent entraîner une douleur temporaire, des sensations de brûlure, des fourmillements, une sensibilité ou une faiblesse au niveau des pieds et des mains.
    • Sentiment de malaise ou de fatigue : légère sensation de douleur ou de sensibilité après la chimiothérapie. Ceci est parfaitement normal et peut être soulagé par un peu d’exercice, du repos et une conservation de l’énergie.
    • Lésions cardiaques : certains médicaments comme l’Adriamycin (doxorubicine) peuvent entraîner des lésions cardiaques permanentes si les doses sont trop élevées ou s'ils sont administrés pendant des périodes trop longues. Les patientes sous traitement sont régulièrement surveillées et les dosages sont soigneusement contrôlés.
    • Ralentissement psycho-moteur : légère diminution des fonctions cognitives, qui entraîne des problèmes de concentration et de mémoire. Ces symptômes peuvent persister pendant plusieurs années, mais s’estompent progressivement en général.
    • Risque accru de leucémie : très rarement, certains médicaments de chimiothérapie peuvent entraîner un cancer des globules blancs mettant la vie en danger, appelé leucémie myéloïde. Cette maladie survient en général dans les 10 ans qui suivent le traitement, mais son taux d’apparition est si bas que les bienfaits de la chimiothérapie dépassent généralement les risques.

Effets secondaires de la chimiothérapie : à quoi s’attendre

Hormonothérapie

Les effets secondaires de l’hormonothérapie dépendent en grande partie de l’hormone utilisée et du stade du cancer.

Tamoxifène et torémifène (Fareston)

    • Les effets secondaires les plus courants sont la fatigue, des bouffées de chaleur, des pertes vaginales et des sautes d’humeur.
    • Des effets secondaires plus rares, mais plus sérieux, incluent :
      • risque accru de développer un cancer de l'utérus (des saignements vaginaux inhabituels en sont souvent un symptôme)
      • formation de caillots sanguins, généralement au niveau des jambes, pouvant occasionner une migration du caillot vers les poumons (embolie pulmonaire), au niveau du cerveau (accident vasculaire cérébral) ou du Coeur (infarctus du myocarde). Tous signes inquiétants (douleur, rougeur ou gonflement du mollet, essoufflement, douleurs thoraciques, céphalée soudaine, confusion ou troubles d’élocution ou locomotifs) sont des symptômes qui doivent être immédiatement signalés au médecin.
    • Chez les femmes pré-ménopausées, ces hormones peuvent entraîner une diminution de la masse osseuse
    • Chez les femmes ménopausées, ces hormones favorisent souvent la résistance des os
    • Chez les patientes dont le cancer s’est disséminé aux os, une « exacerbation des symptômes » ou des douleurs et gonflements des os ou des muscles peuvent survenir. Ces patientes peuvent également présenter un taux élevé de calcium dans le sang qui nécessite souvent l’arrêt du traitement.

Fulvestrant (Faslodex)

    • Les effets secondaires les plus courants sont des bouffées de chaleur, une légère nausée et une fatigue
    • Le fulvestrant est uniquement approuvé pour les femmes ménopausées atteintes d’un cancer avancé, ne répondant plus au tamoxifène ni au torémifène.

Inhibiteurs de l’aromatase

    • En général, ces hormones ont moins d’effets secondaires graves que le tamoxifène et elles occasionnent rarement des cancers utérins ou des caillots sanguins
    • Les effets secondaires les plus courants comprennent une raideur ou une douleur articulaire et une diminution de la masse osseuse qui peuvent être traitées par des médicaments.

Suppression ovarienne

Les effets secondaires incluent la stérilité et les symptômes de la ménopause, notamment des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes, une sécheresse vaginale et des sautes d'humeur.

Effets secondaires du traitement hormonal substitutif : à quoi s’attendre

APRÈS LE TRAITEMENT DU CANCER DU SEIN

Le suivi est tout aussi important que le traitement lui-même. Visites régulières chez votre médecin, signalement de tout effet secondaire persistant et surveillance à la recherche de symptômes de récidive sont tous des facteurs essentiels pour votre récupération physique.

    • Au début, vos examens de suivi seront programmés tous les 4 à 6 mois.
    • Ensuite, les visites s’espaceront au fur et à mesure que l'ombre du cancer s'éloignera.
    • Après une période de 5 ans sans cancer, vos examens se limiteront à des contrôles annuels.
    • Si vous ne subissez pas de mastectomie, vous passerez une mammographie tous les ans.
    • Si vous avez pris du tamoxifène, vous devez programmer chaque année un examen pelvien pour dépister un éventuel cancer de l’utérus.
    • Si vous avez pris des inhibiteurs de l’aromatase, votre médecin surveillera probablement votre densité osseuse afin d'éviter une éventuelle ostéoporose.

    Même si votre organisme commence à se rétablir, vous pouvez encore être sous le choc du stress émotionnel de votre traitement. Consultez notre section Faire face et tenir bon où vous trouverez des informations qui vous aideront à vous adapter à votre nouveau corps et à retrouver votre qualité de vie.